Petit inventaire de mes « mauvaises » herbes

Dans mon jardin, il y a des plantes sauvages à profusion, que les jardiniers ont tendance à qualifier de »mauvaises herbes ».  Je préfère de mon côté garder le terme « sauvages ». Elles n’ont demandé la permission à personne pour venir s’installer ici. Alors sauvages, oui, elles le sont peut-être un peu. Elles deviennent parfois un peu urticantes lorsqu’on les approche de trop près. Cela ne plaide pas en leurs faveurs. Pourtant, comme tout être un peu sauvage, lorsqu’on commence à s’y intéresser de près et à chercher à le comprendre, il revêt alors des qualités insoupçonnées. Et le pire, c’est qu’on finit parfois par s’y attacher et en replanter délibérément dans son jardin !

Donc je vous présente ma petite famille de plantes un peu sauvages mais pas vraiment mauvaises, avec quelques unes de leur grandes qualités.

  • Armoise absinthe (Artemisia absinthium)

absintheDans l’ordre alphabétique, c’est l’absinthe qui entre en jeu. Voilà justement une plante sauvage que j’ai délibérément choisi de planter dans mon potager ! Une année, je me suis même hasardée dans la fabrication d’apéritif, la fameuse fée verte, à la réputation sulfureuse (cette boisson est interdite en France depuis 1915, sous prétexte qu’elle provoquerait des troubles neurologiques graves). En fait, c’est plutôt le goût amer, un peu comme celui de la gentiane jaune, qui m’a dissuadé de réitérer l’opération.

L’absinthe a de nombreuses vertus, notamment médicinales, elle agit comme stimulant, antiseptique, anti-inflammatoire et c’est un remède contre la fièvre et les règles douloureuses. Elle est également utilisée comme vermifuge. Il paraitrait même qu’elle contienne un composant, la thuyone, ayant des similarités avec le composant actif du cannabis, suscitant une « clarté d’esprit et de vision ». Je ne sais pas si cela se fume ;-), mais la raison principale de sa présence dans mon jardin est que c’est un répulsif naturel contre bon nombre de ravageurs (piérides du chou, pucerons, …) à utiliser en purin, infusion ou décoction. C’est notamment son influence présumée sur les limaces qui m’a incité à en planter. Dès que j’aurais pu tester le purin d’absinthe, je vous ferai part de mes expériences avec les limaces.

Par contre, évitez de planter l’absinthe à côté d’autres plantes, car elle semble inhiber la croissance de ses voisines (les œillets plantés à côté n’ont pas trop aimé sa compagnie, si bien qu’ils ont dû déménager).

  • Achillée millefeuille (Achillea millefolium)

achillee_millefeuilleL’achillée pousse spontanément dans les parties « sauvages » de mon potager, au milieu des amarantes, chénopodes blanc et autres plantes. Je n’ai pas encore exploré toutes les possibilités qu’elle offre, apparemment nombreuses (vertus médicinales, alimentaires, utilisation au potager, …). Parmi les vertus qui m’intéressent particulièrement, au jardin, il y a notamment le fait d’attirer les insectes pollinisateurs et notamment les syrphes, ces sortes de petites guêpes faisant du sur-place, dont les larves sont de redoutables prédateurs de pucerons. Pour notre futur petit ou gros bétail (un jour ?), c’est également l’aliment idéal, renforçant notamment leur système immunitaire. Dans un livre relatant les usages traditionnels des plantes dans le Vercors, on y parle également de son utilité pour soigner les coupures, hématomes ou les plaies qui suppurent (appliquée fraîche, hachée et pilée).

  • Amarante réfléchie ou blé rouge (Amaranthus retroflexus)

amarante_reflechieVoilà une plante introduite par l’homme qui s’est très bien adaptée chez nous. Au point d’envahir les cultures et de résister aux herbicides balancés sur les cultures de soja transgénique ! Rien que pour ça, j’aime cette plante rebelle. Originaire d’Amérique du Nord, elle est cultivée essentiellement pour ses graines, même si elle est entièrement comestible. Ses graines peuvent être broyées pour en faire de la farine ou on peut les cuire à la poêle avec de l’huile pour qu’elles gonflent comme du pop-corn. Pour le moment je me contente de la déraciner et de la mettre au compost quand elle devient trop envahissante.

 

  • Angélique sauvage (Angelica sylvestris)

angeliqueJe me suis longtemps méfié de l’angélique. C’est un peu comme avec les champignons: quand on ne connait pas bien, on a toujours peur de confondre avec une espèce vénéneuse. Avec l’angélique, mon problème c’était la cigüe. Alors je me suis dit qu’il valait mieux s’abstenir de toucher à ce type de plantes. Et puis quand j’ai commencé à m’y intéresser de nouveau, et que j’ai découvert toutes les utilisations possibles de l’angélique, je me suis dit qu’il y avait peut-être un trésor oublié dans mon jardin. Alors j’ai commencé à regarder de nouveau cette plante, plus en détail. En fait, le risque de la confondre avec la cigüe est assez minime si on observe bien les feuilles. Celles de la cigüe se rapprochent plus du persil ou de la carotte. Celles de l’angélique sont dentées. Quand à ses utilisations culinaires, elles sont multiples. L’utilisation la plus courante est d’en faire des confitures ou des chutneys (mais c’est surtout sa consœur l’angélique officinale qui semble la plus couramment employée). Les feuilles de l’angélique peuvent se cuisiner également comme un légume, en salade, dans les soupes, ou avec un peu d’imagination dans bien d’autres recettes. Quant à ses propriétés thérapeutiques, elles sont nombreuses: la plante était utilisée pour ses vertus de désintoxication (poison, venin, morsure) et elle a servi notamment dans le passé à se protéger des épidémies de peste. J’ai lu également que la liqueur d’angélique servait à lutter contre les coups de froid et à faciliter la digestion. Les graines peuvent être utilisées pour faire tomber la fièvre ou peuvent être utilisées broyées pour faire fuir les poux et les puces. Elles contiennent également une huile essentielle, de même que la racine, utilisée en cas de fatigue, d’infection (virale, bactérienne ou cutanée), d’angoisse, d’anxiété, de nervosité, de flatulences, de ballonnements, et j’en passe tellement ses vertus sont nombreuses !

  • Berce commune (Heracleum sphondylium)

Comme l’angélique sauvage, les fleurs blanches de la berce sont disposées en ombelles. Comme elle, elle pousse dans les lieus frais. Chez moi ce sont les abords du ruisseau qu’elles préfèrent toutes les deux. Les fruits et la tige de la berce dégagent une odeur agréable d’agrumes. Toutes les parties de la plante sont utilisées en cuisine (cuites ou crues). Il y a notamment ici des recettes très appétissantes utilisant les fruits de la berce en accompagnement de fruits de saison ou en sirop. Ou encore d’autres recettes qui paraissent succulentes. Je n’ai pas encore eu le temps d’essayer, mais nul doute que la berce figurera dans mes prochains essais culinaires. Il paraitrait également que la berce soit aphrodisiaque. Peut-être est-ce pour cela qu’elle fait le régal de certains animaux tels que chevaux et lapins ?

  • Bourrache (Borago officinalis)

20160705_193022_smallLa bourrache fait partie de mes plantes sauvages préférées. Celle-ci, je l’ai également délibérément semée dans mon potager. D’ailleurs, du fait des produits phytosanitaires que l’on a répandus dans les sols, il semble que la bourrache soit de moins en moins spontanée.

Tout d’abord j’adore ses fleurs bleues, parfois virant au rose. Plante mellifère, elle attire les abeilles en grand nombre dans le jardin. De temps en temps,cela m’arrive de cueillir une feuille dans le jardin pour la manger directement sur place et je trouve son petit goût de concombre très rafraichissant, même si la texture de la feuille est un peu râpeuse. Cuisinée en soupe, elle est très intéressante. Je trouve que son goût rappelle un peu celui de la soupe à l’ortie. On peut également la consommer comme épinards. Ses fleurs sont utilisées en cuisine, par exemple en salade ou en beignets.

Récemment, des recherches ont mis en évidence les vertus de l’huile de bourrache, en particulier comme cure de jouvence. Elle permettrait en effet de ralentir le vieillissement de la peau, d’hydrater celle-ci et de réduire l’acné ou l’eczéma. Les fleurs également auraient des vertus thérapeutiques, dans la guérison de l’herpès et du psoriasis. Le jus de bourrache peut également être appliqué sur la peau comme tonifiant. Avec un extracteur de jus, c’est en plus un jeu d’enfant !

Au jardin, c’est principalement ses vertus mellifère qui font que je l’ai adoptée. Il faut voir le nombre d’abeilles solitaires qui tournent autour ! Je l’utilise également en paillage, comme sa consœur la consoude, pour enrichir le sol en potasse. Il est à noter également que nos amies les limaces ne semblent guère apprécier son goût. Tant mieux!

  • Cardamine des prés (Cardamine pratensis)

 

  • Grande chélidoine (Chelidonium majus)

Herbe aux verrues

Chez moi, la chélidoine se développe spontanément au pied des murs ou au bord des haies de lilas, essentiellement dans les endroits ombragés. Elle est facile à reconnaitre car lorsqu’on coupe une tige, un liquide orange en coule. Ce suc est très efficace pour faire disparaitre les verrues, les durillons ou les cors. Il suffit de déposer quelques gouttes sur la verrue par exemple, en réitérant plusieurs fois par jour, jusqu’à disparition complète. La chélidoine aurait également d’autres vertus thérapeutiques, elle soignerait certains problèmes oculaires (ophtalmie, conjonctivite, etc.), certaines affections hépatiques, et d’autres problèmes encore,  mais personnellement, je préfère me contenter des ses effets redoutables sur les verrues. Petit détail qui peut avoir son importance: il ne faut pas oublier que la chélidoine est hautement toxique, donc il faut éviter d’ingérer le suc orange sous peine de risquer des atteintes graves au système nerveux.

  • Chénopode blanc ou Anserine blanche (Chenopodium album)

chenopode

Cette plante colonise le moindre petit carré de terre laissé à nu. Heureusement, ses racines sont si frêles, qu’il est facile de s’en débarrasser. Je me suis demandée un jour ce que je pourrais bien faire de cette plante, tellement j’en avais dans mon potager (j’ai eu le malheur de la laisser s’épanouir une année dans mon jardin, et l’année suivante c’est par dizaines que j’en ai retrouvé). Je me suis rendue compte que tout simplement, elle pouvait se manger crue en salade, car ses feuilles sont très tendres et, qui plus est, extrêmement nutritive, comme bon nombre de plantes sauvages.

  • Chénopode Bon-Henri  ou Epinard sauvage (Chenopodium bonus-henricus)

chenopode_bonhenri

Encore un chénopode qui prolifère dans le coin ! On en trouve un peu partout : au bord des chemins, des ruisseaux, dans les champs… Il faut croire qu’on en consommait pas mal à une époque. C’est vrai que son goût ressemble beaucoup à nos épinards cultivés. Personnellement, je préfère consommer le chénopode blanc cru, et garder le Bon-Henri pour la cuisson, car le goût de celui-ci est plus prononcé et risque de ne pas plaire à tout le monde. Pour cette raison, il vaut mieux couper les jeunes feuilles car les plus âgées deviennent un peu amères. Les anciens disent également que les chénopodes sont meilleurs s’ils poussent au milieu des orties. A noter: cette plante est riche en vitamines A et C ainsi qu’en potassium.

Pour la petite histoire, son nom provient du bon roi Henri IV qui parait-il, adorait ce légume. Et dire qu’on l’ignore complètement aujourd’hui!

  • Chiendent

Ah le chiendent! L’expression « Ça pousse comme du chiendent » veut tout dire. Ça pousse, effectivement, de partout et notamment là où on n’en veut pas, c’est le propre du chiendent. Cette plante aurait bien quelques valeurs thérapeutiques, comme des effets diurétiques… mais j’avoue que le chiendent, je préfère l’éloigner de mon jardin le plus possible (pour cela je répands des écorces de pin dans mes allées afin d’éviter sa prolifération).

  • Consoude officinale (Symphytum officinale)

consoude

Ah la consoude ! Un incontournable en permaculture. L’une de mes voisines me disait qu’auparavant, autour de chaque potager familial, on y faisait pousser de la consoude. D’ailleurs, les feuilles, comme celles d’ortie ou de chénopode, servaient autrefois à engraisser les cochons. Cette pratique a disparu avec le temps mais pourtant, les vertus de la consoude sont si nombreuses qu’on ne peut pas passer à côté d’une telle plante. Au pied des arbres, à proximité des plantations, cette plante a sa place partout dans le jardin et il est si simple d’arracher quelques feuilles au passage et de les déposer au pied des plantations ! On peut également en faire du purin.

Puissant engrais (surtout en potasse, mais aussi en azote et en phosphore ainsi qu’en vitamines et oligo-éléments), plante mellifère, nourriture pour animaux ou pour les humains (cuisinée en soupe, en omelette, en nems, il paraitrait, même si cela prête à controverse, que ce serait l’une des rares plantes pouvant extraire la vitamine B12 du sol et serait de ce fait adapté à un régime végétalien). La consoude est aussi une plante médicinale très intéressante (accélérateur de la multiplication cellulaire, la consoude favoriserait la cicatrisation des plaies, elle est également anti-inflammatoire, adoucissante, expectorante, et bien d’autres propriétés thérapeutiques encore).

  • Coquelicot (Papaver rhoeas)

coquelicotLes coquelicots, tout le monde connait. Je me rappelle que dans mon enfance, on en voyait beaucoup sur les bords des routes ou dans les champs. Avec l’usage des produits phytosanitaires, cela se fait aujourd’hui plus rare. Longtemps, à tort, j’ai cru que c’était un poison. Peut-être à cause de sa couleur rouge.

Avec ses pétales, on peut faire du sirop ou des bonbons pour la toux. Ou alors, une simple infusion peut aider à soigner un rhume mais aussi une toux. Pour le moment, la quantité de coquelicot qui pousse dans mon jardin est trop faible pour que je puisse me lancer, et j’hésite toujours à m’arrêter sur le bord de la route pour récolter les coquelicots qui y poussent.

En tout cas, ses fleurs rouges attirent beaucoup les insectes pollinisateurs.

  •  Crépis

En cours…

  • Fougère commune

fougereLe nombre de plantes supportant l’ombre, le manque de lumière et l’humidité étant assez limité par nos latitudes, ce sont des fougères qui ont finalement élu domicile sous mes sapins. Je les ai replantées d’abord pour des questions esthétiques, puis je me suis rendue compte qu’en plus d’être belles, les fougères pouvaient servir de paillage aux plantes en leur apportant des bénéfices multiples :

  • Ce sont des régulateurs de température (chaud/froid). Elles servent donc à protéger les cultures des écarts de températures.
  • Elles agissent comme répulsif contre les insectes et les rongeurs
  • Elles attirent et empoisonnent les limaces. Attention néanmoins, les limaces ne sont pas les seules : les jeunes bovins ou les chevaux peuvent souffrir de l’ingestion de fougères.
  • La fougère apporte de l’azote, de la potasse et du potassium au sol (bien plus que du fumier de vache).
  • Elle permet de lutter contre la pourriture grise des fraisiers.

Par contre, attention aux tiques pouvant être présents sur les fougères.

  • Fougère scolopendre ou « Langue de boeuf »

fougere_scolopendre.jpgEn cours…

 

 

 

 

 

 

  • Géranium « Herbe à Robert » (Geranium robertianum)

L’herbe à Robert s’est installé en multiples touffes au pied du mur nord de la maison, entre béton et cailloux, là où rien d’autre ne pousse, à part peut-être quelques orties de temps-en-temps. On croirait presque qu’elle a été plantée par un jardinier expert  ;-). Sa floraison dure longtemps, pratiquement tout l’été. Pour le moment, le principal intérêt que je vois à cette plante, est qu’elle cache les tôles, gravats et autres matériaux peu esthétiques déposés au pied du mur… et qu’elle attire les insectes pollinisateurs. Autrefois, on en donnait aux lapins pour les protéger des maladies, donc il doit y avoir matière à explorer…

  • Lierre terrestre (Glechoma hederacea)

Pour le moment, le lierre terrestre, je ne sais pas trop quoi en faire, hormis la déraciner en permanence et le mettre sur le tas de compost. Il envahit tout ! Il pourrait faire un paillage intéressant s’il n’était pas aussi invasif. D’autant plus que son nectar attire les abeilles en grand nombre. Ses feuilles sont à priori comestibles, mais j’avoue que je ne suis pas fan, car je les trouve assez coriaces, même jeunes ! Il parait qu’autrefois ses feuilles servaient également à aromatiser la bière… Voilà pour ses qualités culinaires. Quant à ses qualités médicinales, il y aurait peut-être ici de quoi en tirer quelque chose, notamment pour soigner les problèmes de toux sèche et d’asthme. A creuser…

  • Liseron des champs

 

  • Menthe sauvage

La menthe pousse spontanément chez moi dans le lit du ruisseau. Du fait des nombreuses hybridations que la menthe peut subir, je ne saurais dire de quelle variété il s’agit. Ses fleurs très odorantes sont en permanence survolées par les abeilles, guêpes, syrphes et autres insectes pollinisateurs. La menthe sauvage a un goût un peu moins agréable que la menthe verte, de mon point de vue. Elle peut néanmoins être utilisée en remplacement de celle-ci. Pourtant, comme beaucoup de plantes sauvages, on prête à la menthe sauvage plus de vertus thérapeutiques que la menthe cultivée (menthe verte) ou du moins, ses effets semblent être plus marqués.

  • Myosotis

Les petites fleurs bleues des myosotis tapissent certains recoins du jardin pour former parfois de vastes tapis, surtout à la fin du printemps et au début de l’été. Hormis l’aspect esthétique (j’adore ces petites fleurs, surtout lorsqu’elles sont en grand nombre), j’ai lu que les myosotis avait un intérêt particulier lorsqu’ils sont plantés au pied des framboisiers car leur odeur repousserait le ver des framboises. Voilà, c’est chose faite! Par contre, je ne sais pour quelle raison, après le déménagement des pieds sous les framboisiers, les fleurs sont passées de bleues à… roses! Stress? Acidité du terrain (le paillage est composé d’épines de sapins)?

  • Grande Ortie (Urtica dioica L.)

ortiesL’ortie est une autre de mes plantes préférées. C’est une plante magique. Elle sert à tout : au jardin, avec bien sûr le fameux purin d’ortie riche en azote, en fer et en vitamines. En cuisine : en soupe, en pesto, en tarte salée. J’en ai même glissé discrètement quelques branches dans l’extracteur de jus, au printemps, avec d’autres fruits ou légumes, pour redonner du peps à toute la famille (l’ortie est l’une des plantes les plus nutritives et permet de tonifier l’organisme).

C’est une plante médicinale aux mille vertus : anti-inflammatoire, diurétique, dépurative, détoxifiante, la liste est trop longue pour énumérer ses propriétés médicinales que je vous conseille de découvrir ici.

L’ortie est également utilisée dans les shampoings, pour faire briller les cheveux et les faire pousser. On l’utilisait également autrefois avec la prêle pour nettoyer la vaisselle, en les laissant tremper dans de l’eau chaude. Elle était également consommée par le bétail ou les volailles et on lui prêtait alors de nombreuses vertus. Certaines variétés d’orties, comme l’ortie de Chine, sont également utilisée en tissage, comme fibre naturelle. Ses fibres sont en effet extrêmement résistantes et comparables à la soie en terme de douceur.

  • Oxalide des montagnes

oxalide

C’est une petite plante couvre-sol qui ne paie pas de mine, mais qui est intéressante, notamment à cause de son petit goût acidulé se rapprochant du citron, de sa haute teneur en vitamine C, mais aussi parce que ses feuilles sont très agréables à manger car elles sont très tendres. Elles peuvent être ajoutée aux salades par exemple, on peut également en faire des limonades rafraichissantes ou elles peuvent également être cuites (en sauce, en soupe, en omelette, en tarte, etc.) et peuvent remplacer par exemple l’oseille dans certaines recettes.

Il est à noter également que sa présence est bénéfique pour la vie microbienne aérobie.

  • Pâquerette (Bellis perennis)

Cette jolie fleur de printemps pousse un peu partout dans les pâturages, au milieu de l’herbe et des pissenlits. Elle se mange en salade (feuilles et fleurs), mais pas uniquement (voir certaines utilisations ici). Comme au printemps il n’y a pas encore grand chose qui pousse dans le potager, elle est la bienvenue pour améliorer l’ordinaire (au même titre que le pissenlit ou l’ortie).

  • Pissenlit

Qui n’a pas de pissenlit dans son jardin? Rien de plus banal.On dit qu’il est signe de prairie riche ou, lorsqu’il devient prédominent, marque un excès de matière organique animale (fumier) et un compactage des sols calcaires. C’est probablement la raison principale de sa très forte présence sur les champs du Pré du Grenier (dédiés principalement aux pâturages et à la fenaison). Sa racine pivotante est néanmoins utile pour le décompactage des sols… Comme quoi, la nature est bien faite.

Qu’en faire? D’un point de vue culinaire, on pense bien sûr à la salade de pissenlits, faite avec les rosettes cueillies jeunes pour échapper à l’amertume de la plante et mélangées à des noix, des œufs, des lardons, des pignons de pin, etc. Un peu moins connue (quoique): la cramaillotte ou miel de pissenlit. On peut en faire également de l’alcool (bière ou vins).

D’un point de vue thérapeutique, ses vertus sont également très nombreuses, ce qui lui a valu un de figurer dans de nombreux traités d’herboristerie depuis le Moyen-Age. Apéritif, dépuratif, diurétique, cholagogue (stimule la vésicule biliaire)… et j’en passe. Connu pour être riche en vitamines A, B1, B2 et C, la salade de pissenlit aide au début du printemps à redonner du tonus, tout comme la consommation d’orties. Sinon, si ce n’est pas vous, les fleurs feront le bonheur et le régal des abeilles et autres insectes à la sortie de l’hiver.

  • Plantain

plantain

  • Pourpier potager (Portulaca oleracea)

Le pourpier est une plante sauvage assez étonnante, ressemblant à une plante grasse rampant sur le sol. Il surgit lorsque le sol est laissé à nu, subissant alors un lessivage, ou lorsqu’il subit un tassement ou un piétinement. Personnellement, je trouve son goût très agréable, et il est de plus riche en oméga 3. Il peut parfaitement composer une salade « santé », en mélange avec d’autres plantes.

  • Prêle

 

  • Renouée bistorte
  • Séneçon
  • Silène enflée
  • Véronique
  • Vesce

vesce

  • Violette

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